« Faire du numérique une opportunité pour toutes et tous » Mauna Traikia
« Faire du numérique une opportunité pour toutes et tous » Mauna Traikia
Il y a des parcours qui accompagnent les transformations de leur époque. Et puis il y a ceux qui cherchent à les anticiper.
Mauna Traikia appartient à cette seconde catégorie.
Depuis plus de vingt ans, elle évolue au cœur des grandes mutations numériques, avec une conviction qui ne l’a jamais quittée : le numérique ne doit pas seulement transformer les technologies ; il doit transformer positivement la société.
Systèmes d’information, innovation, Smart City, numérique responsable, inclusion, cybersécurité, data, nouveaux modèles économiques, commande publique, intelligence artificielle : son parcours traverse les grandes questions qui façonnent aujourd’hui les territoires.
Mais son ambition va plus loin.
Faire en sorte que le numérique soit une opportunité pour toutes et tous.
Une vision du numérique avant tout humaine
Formée aux systèmes d’information et au pilotage de grands projets, puis diplômée d’un Executive MBA de Sorbonne Université – CELSA, Mauna Traikia développe très tôt une double culture : celle de la technologie et celle de la stratégie.
Elle comprend rapidement que la transformation numérique ne peut pas être réduite à une succession de projets informatiques.
- Elle concerne l’emploi.
- L’éducation.
- L’économie.
- L’environnement.
- La sécurité.
- Le handicap.
- Les services publics.
- Les métiers de demain.
- Et finalement, notre manière de vivre ensemble.
C’est cette vision globale qui va progressivement devenir sa signature.
2014 : transformer le numérique en projet de territoire
En 2014, Mauna Traikia s’engage pleinement dans la transformation numérique et économique de son territoire.
À Épinay-sur-Seine, puis à Plaine Commune, elle travaille à rapprocher collectivités, entreprises, universités, acteurs de l’innovation et habitants.
Elle défend alors une idée qui deviendra structurante : l’innovation ne doit pas être produite en vase clos.
Elle doit être expérimentée avec celles et ceux qui vont l’utiliser.
Cette philosophie conduit à développer des démarches d’innovation ouverte, des partenariats public-privé et des écosystèmes associant industriels, start-up, universitaires, collectivités et acteurs de terrain.
L’objectif est simple : passer de l’idée au projet, puis du projet à une réalisation concrète.
2015 : la création d’une vision du numérique responsable
Dès 2015, Mauna Traikia place le numérique responsable au cœur de sa réflexion territoriale.
Bien avant que le sujet ne devienne un axe majeur des politiques publiques, elle défend un numérique qui doit être pensé dans toutes ses dimensions : économique, sociale, environnementale et éthique.
Cette approche conduit à travailler sur le réemploi, l’inclusion numérique, l’accessibilité, la sobriété, les usages et la responsabilité des acteurs publics et privés.
Le numérique ne peut pas être durable uniquement parce qu’il est numérique.
Il doit être conçu, acheté, déployé et utilisé de manière responsable.
Cette vision deviendra progressivement l’un des fils rouges de son action.
2017 : anticiper l’enjeu cyber
Dès 2017, elle place également les enjeux de cybersécurité dans la réflexion stratégique sur les territoires numériques.
Là encore, elle anticipe une transformation profonde.
À mesure que les collectivités deviennent numériques, leur vulnérabilité évolue.
Les données deviennent stratégiques.
Les infrastructures deviennent critiques.
Les services publics deviennent dépendants des réseaux.
La cybersécurité devient donc une question de souveraineté, de résilience, de continuité des services et de confiance.
Cette vision l’amène à considérer la cyber non comme une simple question technique, mais comme une composante de toute stratégie numérique sérieuse.
Créer des alliances pour transformer les idées en projets
L’une des particularités de Mauna Traikia est sa capacité à créer des passerelles.
- Entre industriels et territoires.
- Entre universités et entreprises.
- Entre chercheurs et décideurs publics.
- Entre innovation technologique et besoins de terrain.
L’objectif n’est pas d’innover pour innover.
Il est de faire émerger des solutions qui répondent aux besoins réels des territoires et qui puissent être expérimentées, évaluées puis déployées.
Cette culture du consortium et du partenariat devient particulièrement importante lorsqu’il s’agit de répondre à des défis complexes : cybersécurité, données, transition numérique, inclusion ou grands événements.
Les JOP 2024 : l’innovation grandeur nature
La préparation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 constitue une étape particulière.
Pour les territoires concernés, les JOP représentent un laboratoire grandeur nature.
Ils imposent de penser simultanément mobilité, données, services publics, sécurité, accessibilité, culture, sport et numérique.
Mauna Traikia participe à cette dynamique d’innovation territoriale.
En 2023, elle porte notamment le hackathon Human2Sport, consacré aux JOP 2024 et aux transitions écologiques. L’événement réunit étudiants et start-up autour de problématiques mêlant numérique, design, ergonomie, business, inclusion, handicap, impact social, éthique et environnement.
C’est exactement sa conception de l’innovation : faire travailler ensemble des compétences différentes pour produire des réponses concrètes à des enjeux réels.
Les JOP deviennent ainsi bien davantage qu’un événement sportif.
Ils deviennent un terrain d’expérimentation pour les territoires.
Cyber, industrie et prospective : penser les métiers de demain
Mauna Traikia s’intéresse également aux transformations de l’industrie et aux enjeux de sécurité.
Dans le cadre de ses travaux et responsabilités liés à l’écosystème numérique et au Comité stratégique de filière des industries de sécurité, elle contribue à des réflexions prospectives autour de sujets tels que la data, les plateformes, les nouveaux modèles économiques et l’évolution des métiers.
Cette dimension prospective est essentielle.
Car anticiper le numérique, ce n’est pas uniquement anticiper les technologies.
C’est aussi anticiper les emplois qui vont disparaître, ceux qui vont apparaître et ceux qui vont profondément se transformer.
La question devient alors :
Comment préparer les citoyens, les entreprises et les territoires aux métiers de demain ?
Faire du numérique une chance et non une fracture
Cette question rejoint l’un des combats les plus constants de Mauna Traikia : l’inclusion numérique.
Elle défend un plan stratégique territorial pour un numérique inclusif, avec l’ambition de ne laisser personne à distance de la transformation digitale.
L’objectif n’est pas seulement de fournir des équipements.
Il faut aussi accompagner les usages, développer les compétences, rendre les services accessibles et permettre à chacun de devenir acteur de cette transformation.
Le numérique ne doit pas créer une nouvelle fracture entre ceux qui maîtrisent les technologies et ceux qui les subissent.
Il doit au contraire devenir un levier d’émancipation et d’opportunités.
Changer le regard sur le handicap
Cette vision de l’inclusion concerne également le handicap.
Pour Mauna Traikia, l’accessibilité ne doit pas être une correction apportée à un produit une fois qu’il est terminé.
Elle doit être pensée dès la conception.
Les personnes en situation de handicap doivent pouvoir participer à la définition des solutions qui les concernent.
Cette approche rejoint directement sa conception de l’innovation responsable :
concevoir avec les personnes, et non simplement pour elles.
Le GIP Maximilien : transformer la commande publique
Son passage au GIP Maximilien, dont elle est vice-présidente chargée du numérique, constitue un autre volet majeur de cette stratégie.
Le GIP Maximilien est à la fois une plateforme de l’administration numérique et un réseau francilien autour des achats responsables.
Mauna Traikia y porte notamment une réflexion sur l’open data, la commande publique et la transformation du métier d’acheteur.
Elle défend une idée particulièrement forte :
l’acheteur public peut être un acteur de transformation.
Acheter n’est pas simplement choisir un fournisseur.
C’est aussi choisir un modèle économique, une technologie, des conditions de production, une empreinte environnementale et une manière de prendre en compte les enjeux sociaux.
Lors d’une conférence consacrée à l’open data, elle souligne notamment le potentiel des données de la commande publique pour améliorer le pilotage, créer de nouveaux services et transformer le métier d’acheteur.
La commande publique devient alors un levier d’innovation, de développement économique et de responsabilité.
Numérique, cyber et achat responsable : une même stratégie
Cette approche permet de relier des sujets qui sont trop souvent traités séparément.
Un achat numérique doit-il seulement répondre à un besoin fonctionnel ?
Ou doit-il également prendre en compte :
- la cybersécurité ;
- la souveraineté ;
- l’environnement ;
- l’accessibilité ;
- l’éthique ;
- la durabilité ;
- les conditions sociales ;
- la capacité de réemploi ;
- la protection des données ?
Pour Mauna Traikia, ces questions appartiennent à une même stratégie.
Acheter numérique, c’est aussi décider quel numérique nous voulons construire.
Data : passer de la donnée au service
La donnée constitue un autre axe fort de son parcours.
Elle défend l’idée que l’open data ne doit pas être une simple mise à disposition de fichiers.
La donnée doit pouvoir servir à comprendre, décider, créer de nouveaux services et générer de l’innovation.
Au GIP Maximilien, elle a notamment défendu la création d’un observatoire de la commande publique fondé sur l’open data, avec une double ambition : renforcer la transparence et constituer un outil d’aide à la décision.
Cette approche résume bien sa philosophie :
la donnée n’a de valeur que lorsqu’elle devient utile.
Imaginer les nouveaux modèles économiques
Mais la donnée pose aussi une question économique.
Que deviennent les modèles traditionnels lorsque les plateformes, l’intelligence artificielle et les données transforment les chaînes de valeur ?
Quels nouveaux services peuvent émerger ?
Quels métiers ?
Quelles entreprises ?
Quels modèles de coopération entre public et privé ?
Ces questions appartiennent au champ de la prospective auquel Mauna Traikia s’intéresse particulièrement.
Son objectif n’est pas de prédire l’avenir.
Il est de préparer les acteurs à plusieurs futurs possibles.
La « société du désir durable »
Derrière toutes ces réflexions se trouve une idée plus personnelle : celle d’une « société du désir durable ».
Une société dans laquelle la transition ne repose pas uniquement sur la contrainte.
Une société qui donne envie de changer.
Une société où l’innovation est :
durable, éthique, solidaire, inclusive et responsable.
Cette vision dépasse largement le numérique.
Elle pose une question de société :
Comment construire un avenir dans lequel le progrès technologique ne laisse personne derrière ?
Une prospective tournée vers l’humain
C’est probablement là que se trouve l’une des singularités de Mauna Traikia.
Elle ne regarde pas seulement le numérique depuis le présent.
Elle cherche à regarder ce qu’il va produire demain.
Quels seront les métiers ?
Comment évolueront les compétences ?
Comment les collectivités devront-elles se transformer ?
Comment protéger les citoyens ?
Comment intégrer la cybersécurité dès la conception ?
Comment rendre l’IA accessible ?
Comment utiliser la commande publique pour soutenir des modèles économiques responsables ?
Comment faire en sorte que les innovations bénéficient réellement au plus grand nombre ?
Ces questions constituent le fil conducteur d’une démarche de prospective profondément orientée vers l’humain.
Une femme qui construit des ponts
Au fond, le parcours de Mauna Traikia peut se lire comme une succession de ponts.
- Entre public et privé.
- Entre technologie et société.
- Entre innovation et intérêt général.
- Entre industrie et territoire.
- Entre université et entreprise.
- Entre cybersécurité et développement économique.
- Entre numérique et inclusion.
- Entre prospective et action.
- C’est cette capacité à relier des mondes qui explique la diversité de ses engagements.
Une conviction : ne laisser personne au bord du chemin
Aujourd’hui, alors que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la data et les plateformes transforment profondément nos économies et nos sociétés, son message reste finalement très simple.
La révolution numérique ne doit pas être réservée à ceux qui la maîtrisent déjà.
Elle doit ouvrir des possibilités nouvelles.
Pour les territoires.
Pour les entreprises.
Pour les jeunes.
Pour les salariés dont les métiers évoluent.
Pour les personnes éloignées du numérique.
Pour les personnes en situation de handicap.
Pour les collectivités.
Pour les citoyens.
Pour toutes celles et tous ceux qui doivent trouver leur place dans la société de demain.
Mauna Traikia : anticiper pour mieux agir
Son parcours raconte ainsi une transformation progressive.
Hier, il fallait numériser.
Puis il fallait transformer.
Ensuite, il fallait sécuriser.
Aujourd’hui, il faut responsabiliser, inclure et anticiper.
Et demain, il faudra probablement apprendre à construire avec l’intelligence artificielle, les données, les plateformes et de nouveaux modèles économiques sans perdre de vue ce qui donne du sens à l’innovation.
C’est là que se situe le fil rouge de Mauna Traikia.
Anticiper les mutations.
Fédérer les écosystèmes.
Transformer les idées en projets.
Faire de la commande publique un levier.
Intégrer la cybersécurité dans la stratégie.
Préparer les métiers de demain.
Et surtout :
Faire du numérique non pas une nouvelle source d’exclusion, mais une opportunité pour toutes et tous.
C’est peut-être la meilleure manière de définir son parcours.
Non pas simplement comme celui d’une experte du numérique.
Mais comme celui d’une femme engagée qui cherche, depuis plus de vingt ans, à mettre l’innovation au service d’une société plus durable, plus éthique, plus solidaire, plus inclusive et plus responsable.

